Électroménager : économies d'énergie

gestion-energie

Le gros électroménager

Premier poste de consommation d'électricité spécifique du logement, le gros électroménager est concerné en priorité lors d'opérations de maîtrise de la demande en électricité. Mais la consommation d'énergie n'est pas tout. Le critère d'efficacité énergétique, matérialisé par l'étiquette énergie, introduit la notion de service rendu au consommateur. Au cours des vingt dernières années, le progrès technique a permis de diminuer de manière significative les consommations moyennes des appareils électroménagers. De même, la consommation d'eau d'un lave-linge a été divisée par deux.

Le froid alimentaire

Après le chauffage électrique et la production d'eau chaude, le froid électroménager constitue le poste de consommation le plus important des autres usages de l'électricité. Le remplacement d'un réfrigérateur ancien par un réfrigérateur aujourd'hui classé A, permet une économie moyenne de l'ordre de 20 euros par an. Dans le secteur du froid alimentaire, l'appareil de type américain détient le record de consommation avec, pour les plus courants, 1 500 kWh/an. D'où l'importance de veiller à la classe énergétique de l'appareil inscrite sur l'étiquette Énergie. Car si un appareil de catégorie A reste plus cher à l'achat, il consomme 30 % d'énergie en moins qu'un appareil similaire de catégorie C. La recherche de l'économie d'énergie peut parfois aller à l'encontre des besoins qualitatifs exprimés et de la performance de l'appareil. Par exemple, la technique du froid ventilé, qui permet d'homogénéiser les températures et évite des odeurs, apporte une surconsommation de 20 % liée au ventilateur. Toutefois l'offre économe en énergie existe : des réfrigérateurs de ce type de classe A sont disponibles à la vente.

Maîtrise de la chaîne du froid

En France, sur le plan de la santé, le transport du point d'achat au domicile et le stockage dans le réfrigérateur familial demeurent les points faibles de la chaîne du froid. Les améliorations souhaitées ? La régularité des températures, la séparation des compartiments avec réglage indépendant de la température ou encore l'élimination des odeurs. Concilier maîtrise de la consommation d'électricité et réponses à la demande s'avère un défi permanent pour les industriels. L'efficacité énergétique, contrairement au seul critère de la consommation d'énergie, n'est pas un frein aux progrès techniques. Bien au contraire, puisque les améliorations sont prises en compte. Les réfrigérateurs communicants arrivent, même s'ils concernent une part réduite du marché. Le respect de la chaîne alimentaire pourrait ainsi être l'occasion de plusieurs évolutions, telles que le contrôle permanent et l'adaptation à la charge. Objectif : supprimer les ruptures dans la chaîne du froid. Les mêmes actions sur le fonctionnement de réfrigérateurs et de congélateurs permettraient une maîtrise des consommations. Si le congélateur se réchauffe, un système d'alerte pourrait se déclencher en cas de dépassement de la température minimale de bonne conservation des aliments.

Laver et sécher

L'approche du lave-linge, du sèche-linge et du lave- vaisselle diffère de celle des appareils producteurs de froid. Leur consommation annuelle dépend beaucoup de la manière dont ils sont utilisés, en particulier de la température de lavage choisie. Plus une machine est performante, moins elle utilise d'eau. Par conséquent, elle consomme moins d'énergie. Par exemple, pour une charge moyenne de 5 kg, la consommation d'eau varie de 48 litres pour une catégorie A à environ 65 litres pour une catégorie C. Dans le cas précis du lave-linge, un cycle de lavage pour un lave-linge de catégorie A avec 5 kg de linge à 60 °C, revient à 0,10 e TTC contre 0,14 e TTC pour un même appareil de catégorie C. Face aux évolutions en termes de performances énergétiques, la question se pose de trouver un équilibre avec celles du lavage ; la quantité d'eau à chauffer dépend du temps de lavage utilisé, et il est toujours possible de laver à froid, mais la qualité du nettoyage s'en ressentirait. De la même manière, la consommation électrique annuelle des sèche-linge dépend de leur utilisation et en particulier de l'efficacité de l'essorage de la machine à laver.

Quant au lave-vaisselle, c'est l'équipement électroménager le moins présent dans la maison (35 % des foyers), sa diffusion demeure discriminée selon le niveau de revenus. Contrairement au lave-linge, dont le taux d'équipement est presque maximal... Relativement consommateurs d'énergie, les meilleurs sèche-linge ont des performances énergétiques de classe B, en raison des technologies actuelles - il existe deux types de sèche-linge : Sle (évacuation) et Slc (condensation). Une amélioration serait possible en utilisant une pompe à chaleur. Mais, beaucoup plus chère, cette technique créerait un déséquilibre entre les aspects économique et énergétique. Cette notion d'équilibre reflète l'une des préoccupations majeures des fabricants d'électroménager : comment concilier les performances énergétiques avec les autres critères de conception des appareils.

© 2006-2009 economies d energie. fr - Tous droits réservés -