Certaines îles tropicales ou stations enneigées des Alpes ne figureront plus parmi les destinations touristiques des générations futures. Les experts de l'ONU sont en effet formels : le réchauffement climatique se prépare à bouleverser nos environnements, et de terribles catastrophes menacent désormais le XXIe siècle.
Les scientifiques sont unanimes, le réchauffement climatique est alarmant. Les dégradations actuelles se feront ressentir par de graves conséquences dans le futur : sécheresses, cyclones, inondations, épidémies, disparition d'espèces…
Le bilan du XXe siècle
Les avancées technologiques ont permis d'affiner les modèles climatiques utilisés par tous les experts pour formuler leurs prévisions. Même s'ils restent perfectibles, ces modèles apportent aujourd'hui les preuves d'une influence humaine sur le climat mondial, et imposent de revoir à la hausse les conséquences néfastes de l'effet de serre. Depuis le début de l'ère industrielle, les émissions de gaz à effet de serre n'ont en effet jamais été aussi élevées, et le XXe siècle connut probablement le réchauffement le plus important depuis mille ans. Sans grande surprise, certains changements sont donc d'ores et déjà irréversibles. On sait ainsi que 95 % des glaciers dans le monde se retirent, à l'image des neiges du Kilimandjaro qui pourraient disparaître d'ici une quinzaine d'années seulement. Le niveau des mers s'est également élevé de 10 à 20 cm pendant le XXe siècle, les précipitations ont augmenté, les floraisons végétales sont plus précoces et certaines espèces animales ont déjà modifié leurs comportements. En France, les glaciers alpins ne sont pas épargnés, la montée des eaux en Camargue menace l'environnement local et la sécheresse s'accentue sur le pourtour méditerranéen.
Les gouvernements et les industriels sont de plus en plus conscients des conséquences sur notre environnement de l'augmentation de la température moyenne de la Terre. Mais le plus long reste à faire : se mettre d'accord sur les moyens d'agir et sur le financement de ces mesures. Et là, les enjeux économiques, la façon d'appréhender l'intervention d'organismes de contrôle supranationaux dans la vie des États, les idéologies militantes ou capitalistes, etc., entrent en jeu, ne faisant que repousser le moment d'agir concrètement.
Idées reçues sur le réchauffement de la planète
« L'effet de serre, c'est néfaste »
Non ! c'est grâce à lui que la planète est vivable : vapeur d'eau, dioxyde de carbone et autres gaz composent l'atmosphère protectrice qui entoure la Terre comme la vitre d'une serre et permet de réguler la température et les effets du soleil. Le problème, c'est quand la vitre s'encrasse (que l'atmosphère retient plus de gaz à effets de serre que prévu) : trop de rayons infrarouges restent dans le confinement planétaire et réchauffent l'ensemble, au lieu de sortir de la « véranda ».
• « Ce sont les éruptions volcaniques qui réchauffent le plus la Terre »
Il est maintenant prouvé que l'éruption du Mont Pinatubo en 1991 a contribué au refroidissement général, tout comme l'émission d'aérosols soufrés lors de la combustion de gaz et de pétrole. Mais ces derniers ont fait l'objet de strictes réglementations, car ils sont dangereux pour notre santé…
• « Moins polluer, ça coûte cher »
Tout dépend si l'on considère les coûts globaux ou les coûts privés… Le marché des permis négociables est évalué à environ 30 milliards de dollars (à financer par les entreprises et les États), mais les dégâts des tempêtes coûtent déjà 50 milliards aux États-Unis chaque année (contre 0,65 dans les années soixante), sans compter les grands feux qui ont ravagé l'ouest américain cet été, ni les cyclones qui sévissent au large de la Floride. L'enjeu est donc : payer consciemment quelques écotaxes tout en continuant à polluer, ce qui coûte, en fait, plus cher à long terme, sauf que ce n'est évalué qu'après coup…
• « Replanter des forêts pour combattre l'effet de serre »
Une question d’écologie revient souvent au goût du jour : le fait de planter des forêts pourrait-il résoudre le problème du réchauffement de la planète ? Il faut savoir que les forêts, une fois adultes, n’absorbent plus autant de carbone que lors de leur croissance. Leur action bénéfique sur le carbone est par ailleurs compensée par le fait que les forêts les plus sombres, telles celles de conifères, absorbent la chaleur solaire et ainsi participent au réchauffement de la planète.
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